Editos

Divine Miséricorde

Deuxième Dimanche de Pâques

19 avril 2020

 

Frères et Sœurs

Le deuxième dimanche de Pâques, c’est comme le premier dimanche de Pâques ! Toute la semaine c’était Pâques. Dans cette ambiance un peu morose où nous avons appris combien de temps il nous faudra encore être confiné pour lutter contre la pandémie du coronavirus, nous avons besoin de vivre de la joie et de l’espérance du Christ ressuscité. Voilà pourquoi les textes de l’Ecriture que nous venons de proclamer peuvent nous paraître un peu idylliques ! Les Actes des Apôtres nous montrent comment vivait la première communauté chrétienne. Le texte nous indique que tout de suite les premiers Chrétiens se sont rassemblés dans l’écoute de la Parole de Dieu, la fraction du pain, la prière et le partage. La première lettre de Saint Pierre, qui a sans doute inspiré Saint Jean-Paul II lorsqu’il a institué ce dimanche comme étant celui de la Miséricorde divine (et nous n’oublions pas qu’il est mort le samedi soir veille de ce deuxième dimanche de Pâques), cette seconde lecture nous rappelle que c’est dans sa grande miséricorde que le Père nous a fait renaître pour une vivante espérance. Le jour de Pâques j’ai téléphoné à chaque catéchumène qui devait être baptisé à Pâques et qui le seront, normalement, à la Pentecôte. J’ai senti en eux, bien sûr cette attente, mais surtout leur grande espérance. Souvent nous sommes un peu déçus car ceux et celles que nous accompagnons jusqu’au baptême, nous ne savons pas toujours ce qu’ils deviennent par la suite. Ici, cette attente du baptême leur fait mesurer davantage l’importance de ce qu’est la communauté chrétienne rassemblée ! Alors regardons cette communauté chrétienne rassemblée que constitue l’évangile qui vient d’être proclamé.

Et là, oh, surprise : les disciples se retrouvent enfermés, portes verrouillées par la crainte. C’est pire que notre propre confinement actuel ! Leur première préoccupation, c’est leur sécurité. Ils savent que celui qu’ils ont suivi est mort. Ils ont peur pour leur propre vie. Et voilà que celui qui est la résurrection et la vie leur apparaît dans leur enfermement. Notre société sécularisée est elle-même enfermée dans la mort. Puisque seule la science dicte la conscience de nos dirigeants et des savants, celle-ci est impuissante devant la mort, alors qu’on la croyait toute puissante ! Vous avez peut-être vu à la télévision un reportage au sujet d’un vieil homme admis en réanimation et qui avait les poumons déjà trop abîmés pour le soigner. Dans les paroles de l’infirmière qui, avec beaucoup d’humanité, lui expliquait cela, il n’y avait aucune espérance. Car mourir, c’est notre Pâques. Peut-être qu’elle ne partageait pas cette espérance ou pire encore qu’il lui était interdit de la partager, puisque la laïcité, qui veut dire pour beaucoup la neutralité, nous enferme dans notre langage y compris dans nos derniers instants. On demandait un jour à un prêtre quel était le plus beau jour de sa vie : il a répondu : « Ce sera le dernier parce que je verrai Dieu face à face » Ce prêtre, qui avait beaucoup travaillé à la réforme liturgique du Concile Vatican II, est mort un dimanche matin après avoir célébré l’office de Laudes. Et oui, notre mort, c’est notre Pâques. Et voilà que le Christ apparaît dans l’enfermement de ses disciples. L’évangile ne nous dit pas qu’il a traversé les murs, mais qu’il s’est rendu présent : il était là au milieu d’eux. Ne cherchons pas à décrire ce phénomène qui et inobservable. Quand le Seigneur vient dans notre enfermement, il sait toujours par où passer. Je pense à cette catéchumène qui a demandé le baptême car elle s’était trouvée enfermée dans l’église de son village ! Si elle n’avait pas été enfermée, peut-être qu’elle ne serait pas devenue chrétienne.

Le Christ s’adresse donc à des croyants, à ses disciples. Il ne vient pas pour décrire un fait observable, mais pour manifester la foi des disciples. L’évangile d’ailleurs ne fait pas parler les disciples (sauf celui qui n’était pas là la première fois, c’est-à-dire le jour de Pâques), mais il nous dit que les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Seigneur, c’est le mot de code des chrétiens pour dire qu’ils reconnaissent le Christ, vraiment ressuscité. Et pour affermir la foi des disciples il leur donne sa paix, il souffle sur eux l’Esprit-Saint et les envoie porter le pardon. Et tout cela se passe un dimanche : le soir du premier jour de la semaine. C’est donc bien le dimanche que le Christ se rend présent à ses disciples. La résurrection se révèle au milieu de la communauté ecclésiale rassemblée, comme nous avons pu le découvrir tout au long de notre démarche synodale sur le dimanche, et comme nous tâcherons de le vivre encore mieux dans nos paroisses et nos pays, avec tout le diocèse, dans les mois qui viennent.

Mais voilà, il en manque un : Thomas. Ce sont les disciples qui sont les évangélisateurs de Thomas. On ne sait pas pourquoi il n’était pas là. Avait-il plus peur que les autres ou au contraire est-ce qu’il fait un acte de bravoure en ne vivant pas enfermé après la mort de Jésus ? Toujours est-il que sa demande de mettre ses mains, ses doigts dans la marque des clous et sa main dans le côté de Jésus, relève du phénomène observable et non de la foi pure. Et lorsqu’il voit Jésus ressuscité huit jours après il ne fait pas ce qu’il avait dit, mais il s’exclame : Mon Seigneur et mon Dieu ! L’évangéliste Saint Jean, lorsqu’il parle de l’apôtre Thomas, précise toujours : dont le nom signifie Jumeau. En fait nous sommes ce matin le jumeau de Thomas, invité à passer de l’observable à la foi. C’est bien ce que signifie la béatitude qu’il reçoit de Jésus : « Parce-que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».

Frères et Sœurs, faisons nôtre ce matin cette béatitude, ce sera notre meilleure façon de traverser ces moments difficiles que nous vivons, tout en étant témoins du Christ ressuscité.

 

+ Nicolas SOUCHU

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